L’UNESCO renouvelle le regard sur les effets de l’éducation à la sexualité

L’UNESCO renouvelle le regard sur les effets de l’éducation à la sexualité

À l’occasion d’un webinaire organisé le 8 juillet 2026, l’UNESCO a présenté son nouveau rapport « Learning about healthy relationships: Effects of school-based sexuality education », qui propose un regard renouvelé sur les effets des programmes d’éducation à la sexualité. Alors que leur efficacité est traditionnellement évaluée à partir d’indicateurs de santé (grossesses précoces, infections sexuellement transmissibles, recours à la contraception), cette étude s’intéresse à leurs effets sur les compétences relationnelles et psychosociales des adolescents.

Réalisée dans cinq contextes (Arménie, province de Buenos Aires en Argentine, Laos, État de Lagos au Nigéria et Namibie), l’étude montre que les jeunes ayant bénéficié de ces programmes déclarent entretenir des relations plus positives avec leurs parents, leurs pairs et leurs partenaires. Ils rapportent également une plus grande confiance en eux, un sentiment d’inclusion renforcé et le développement de compétences telles que l’empathie, la communication, la capacité à poser des limites, à prévenir les violences et à construire des relations respectueuses.

Au-delà de ces résultats, le webinaire a mis en évidence un enseignement majeur : l’efficacité des programmes ne dépend pas uniquement des contenus enseignés, mais aussi des conditions de leur mise en œuvre. Les présentations nationales, notamment celles de l’Arménie et de la Namibie, ont montré que les organisations, les contenus et les modalités pédagogiques peuvent varier selon les contextes éducatifs, culturels et institutionnels. En revanche, plusieurs facteurs apparaissent déterminants quels que soient les pays : une formation adaptée des enseignants, des ressources pédagogiques de qualité et adaptées aux réalités locales, des méthodes d’enseignement actives (jeux de rôle, mises en situation, discussions), un climat scolaire favorable, l’implication des familles et de la communauté éducative.

L’un des principaux apports du rapport réside également dans la proposition d’un nouveau cadre d’évaluation des programmes. En complément des indicateurs classiques de santé, celui-ci intègre désormais les résultats relationnels, en s’intéressant notamment à la qualité des relations avec les parents, les pairs et les partenaires, au sentiment d’être préparé à la vie, au climat scolaire et au développement des compétences relationnelles. Cette évolution marque une avancée importante pour apprécier l’impact des programmes sur le développement global des jeunes.

Enfin, une idée forte a traversé l’ensemble des interventions : les relations saines ne constituent pas un complément de l’éducation, mais en sont le fondement. Les intervenants ont rappelé que la santé ne dépend pas uniquement des comportements individuels, mais également de la qualité des relations que chacun construit avec les autres. Cette approche invite ainsi à considérer l’éducation à la sexualité comme une éducation aux relations humaines, où les contenus des programmes et les conditions de leur mise en œuvre sont indissociables pour favoriser le bien-être, les compétences psychosociales et le vivre-ensemble.

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