Réunion de haut niveau sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19

Le défi de maintenir une scolarisation efficace durant la pandémie

Lundi 31 Août, l’OMS/Europe a organisé une réunion de haut niveau en ligne en présence des ministres de la Santé de toute la Région européenne de l’OMS pour échanger des données d’expérience, des opinions et des réflexions sur la mise en œuvre d’une scolarisation sûre et efficace pendant la pandémie de COVID-19.

Il est essentiel pour la santé et le bien-être des enfants de maintenir une scolarisation efficace pendant la pandémie. Néanmoins, cela constitue un réel défi stratégique pour les autorités éducatives et sanitaires car les pays cherchent à garantir un environnement sûr, accueillant et efficace sur le plan éducatif tout en contrôlant la transmission du virus.

Sur proposition du docteur Roberto Speranza, ministre italien de la Santé, la réunion a offert la possibilité à plusieurs États membres de présenter leurs données d’expérience. Des experts du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), du Siège de l’OMS et des centres collaborateurs de l’OMS apporteront leur éclairage et faciliteront le débat.

La contribution de Didier Jourdan et de la Chaire UNESCO

Didier Jourdan a été invité afin de présenter le point de vue et l’expérience de la Chaire UNESCO sur ces questions, qui a été très active dans le contexte de la crise COVID-19 tant au sein du groupe de travail des Nations Unies que dans la production d’articles, d’outils pédagogiques et de soutien aux enseignants au niveau national.
La récente enquête mondiale réalisée par la Chaire dans 42 pays a montré que les États ont un double rôle à jouer pour rendre possible la gestion de la crise au niveau des écoles :

  • Produire des recommandations nationales
  • Soutenir le renforcement des capacités locales

Didier Jourdan a ainsi rappelé qu’il est maintenant important donner la priorité aux modalités opérationnelles des organisations et avant tout aux questions relatives à la qualité de l’éducation. L’enjeu principal est de ne plus se focaliser sur les instructions nationales, mais sur l’action collective au niveau local pour limiter la transmission. Nous devons veiller à ce que tous les étudiants – en particulier les plus vulnérables – continuent à apprendre.

Pour répondre à la spécificité de chaque contexte local, il ne suffit pas de simplement de mettre en œuvre un protocole, mais plutôt de mettre en oeuvre les pratiques les mieux adaptées à la situation. Reconnaître l’expertise des professionnels de l’éducation, leur faire confiance et leur donner les moyens d’agir. Assurer l’implication de tous au niveau local – étudiants, parents, décideurs locaux, professionnels de l’éducation et de la santé – est essentiel pour réussir. Nous devons développer les compétences nécessaires pour que chacun soit capable d’adapter son comportement. La participation des enfants et des jeunes est une condition de réussite et nécessite un effort à long terme.
Une approche locale positive et responsable du retour à l’école par les familles, les équipes scolaires et les professionnels de la santé est notre meilleur espoir pour la réussite continue de nos enfants et de nos jeunes.

Ces discussions alimenteront un document de synthèse que prépare actuellement l’OMS/Europe pour fournir un point de référence et des considérations opérationnelles aux autorités nationales éducatives et sanitaires aux fins de la planification et de la mise en œuvre d’une scolarisation efficace pendant la pandémie.